UFICT GRAND REIMS
Régulièrement la presse locale se fait l'écho d'une polémique sur le nombre d'agents communautaires. Voir http://www.lhebdoduvendredi.com/article/11585/
Pourtant, ce nombre est facile à trouver.
Il suffit de consulter le document intitulé "état C du personnel".
Au demeurant, Reims métropole vient de connaître des élections professionnelles.
A cette occasion les listes électorales nominatives avec affectation et grade pour chaque agent étaient publiques et consultables.
Les listes du CHSCT et du CT pour lesquels est électeur l'ensemble des agents comprenaient 873 noms.
Cela ne signifie pas que 873 agents travaillent effectivement pour Reims métropole.
En effet les agents détachés de Reims métropole auprès d'un autre employeur public (et donc payés par celui-ci) sont compris dans ces 873 postes.
Les 4 organisations syndicales que l'on ne peut suspecter pour leur majorité, dont la notre, d'être une courroie de transmission de l'employeur, étant donné le caractère extrêmement dégragé du climat social, ont validé ces listes après en avoir eu copie.
En ce qui concerne les fonctionnaires et les contractuels sur emplois permanents, y compris les emplois fonctionnels de cadres dirigeants, la transparence la plus complète est atteinte avec ces listes nominatives qui nous le soulignons étaient accessibles à tous et comprenaient le grade et les fonctions.
Que faire de plus ?
Pourquoi donc cette polémique alimentée régulièrement ?
La réponse est simple et double:
1) la volonté de stigmatiser le fonctionnaire devenu bouc émissaire en cette période de crise économique, sociale, morale et institutionnelle.
2) réduire le nombre de fonctionnaires et avec eux casser le service public.
La Fonction publique territoriale délivre chaque jour un service public essentiel et de qualité par le biais des 36 000 Communes, 3 600 Communautés (de Communes, d'Agglomération ou Urbaines), les 100 Départements et 22 Régions à 66 millions d'usagers, qui pour certains sont égalements des citoyens et/ou des contribuables.
Hier, le Gouvernement Sarkozy a mis à mal la Fonction publique d'Etat avec sa RGPP.
Aujourd'hui, le Gouvernement Ayrault met à mal les collectivités territoriales avec des ponctions financières sans précédents (1,5 milliard d'euros en 2013 et autant en 2014). L'acte III de la décentralisation en cours de rédaction dans la difficulté nous fait également craindre le pire. Ce à un moment, où les services publics jouent plus que jamais leur rôle d'amortisseur de la crise (voir Laurent Davezies - La crise qui vient, la nouvelle fracture territoriale ...).
Usagers comme fonctionnaires en payont le prix fort (lire Bien être au travail dans la Fonction publique territoriale).
Nous disons STOP !
Publié par Karim Lakjaâ