La réunion de dialogue social avait un ordre du jour chargé. Mais à l’occasion d’une question posée par la CGT, le sujet du régime indemnitaire s’est invité dans le débat avec des annonces qui nous interrogent.
I/ Le régime indemnitaire
La question n’était pas inscrite à l’ordre du jour par l’employeur. La coordination CGT a demandé expressément qu’elle soit abordée.
Mais avant d’y parvenir, le représentant de l’autorité territoriale nous a présenté un document-bilan de 3 pages récapitulant tous les acquis sociaux obtenus par le personnel depuis 2008.
Il nous a été expliqué qu’en moyenne un agent de catégorie C a vu son salaire augmenter de 126 € par an. Cette présentation nous a interloqués. En effet, nous avons indiqué que nous n’avions absolument pas la même perception de tous ces avantages sociaux qui nous auraient été si généreusement et grassement octroyés.
Face à un employeur qui nous expliquait que la masse salariale augmentait de 8% en 2013 à Reims Métropole, nous avons expliqué que les agents ne verraient pas la couleur de cette augmentation qui correspond pour 50% à des hausses d’impôts et cotisations. L’employeur a été contraint de reconnaître que le glissement vieillesse technicité (avancements de grade ou d’échelon) n’était que de 1,3 % alors qu’il devrait être de 3,5 %.
Nous avons souligné que si les chèques – déjeuner constituaient une avancée sociale (176 chèques d’une valeur de 6,50 € avec une prise en charge à 60% par l’employeur), les agents souhaitaient avant tout une augmentation salariale.
A ce moment de la discussion, l’employeur a sorti de son chapeau une annonce de remise à plat du régime indemnitaire. Celui-ci serait désormais déconnecté du grade et relié au métier de l’agent. Il nous a été précisé que cette remise à plat conduira « à un régime qui ne pourra être égalitaire », sans que personne n’y perde par rapport au montant actuellement perçu.
Nous voilà d’ores et déjà prévenus. La volonté de l’autorité territoriale est de mettre en place un « nouveau système de régulation des rémunérations » fondé sur les métiers.
L’employeur s’en est tenu là en omettant habilement de nous dire qu’il réfléchit à instaurer la Prime de Fonction et Résultats (PFR), dans un système où chaque poste (notamment pour l’encadrement) sera « coté » et le RI de l’agent concerné fonction de cette « côte » et l’entretien annuel d’évaluation. C’est l’ouverture de la boîte de pandore de l’individualisation des rémunérations et la casse du système indiciaire. A Lyon où se système existe, il a renforcé les blocages sur les possibilités d’avancement à certains grades.
Cette omission quant à ce projet augure mal des futures discussions sur le régime indemnitaire.