UFICT GRAND REIMS
N° 4570_____ASSEMBLÉE NATIONALECONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958QUATORZIÈME LÉGISLATUREEnregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 24 février 2017.PROPOSITION DE LOIADOPTÉE PAR LE SÉNAT,pour le maintien des compétences « eau » et « assainissement » dans les compétences optionnelles des communautés de communeset des communautés d’agglomération,TRANSMISE PARM. LE PRÉSIDENT DU SÉNATàM. LE PRÉSIDENTDE L’ASSEMBLÉE NATIONALE(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale
de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale
dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)Le Sénat a adopté, en première lecture, la proposition de loi dont la teneur suit :Voir les numéros :Sénat : 291, 409, 410 et T.A. 100 (2016-2017).La loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République est ainsi modifiée :1° Le IV de l’article 64 est abrogé ;2° (nouveau) Le II de l’article 66 est abrogé.Au huitième alinéa de l’article L. 2224-2 du code général des collectivités territoriales, le nombre : « 3000 » est remplacé, deux fois, par le nombre : « 5000 ».Le II de l’article L. 5218-7 du code général des collectivités territoriales est complété par un alinéa ainsi rédigé :« Lorsque la compétence mentionnée au a du 5° du I de l’article L. 5217-2 du présent code est déléguée au conseil de territoire, celui-ci peut la confier aux communes ou groupements de communes qui l’exerçaient antérieurement. »Le 6° du II de l’article L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales est complété par les mots : « des eaux usées et, si des mesures doivent être prises pour assurer la maîtrise de l’écoulement des eaux pluviales ou des pollutions apportées au milieu par le rejet des eaux pluviales, la collecte et le stockage de ces eaux ainsi que le traitement de ces pollutions dans les zones délimitées par la communauté en application des 3° et 4° de l’article L. 2224-10 du présent code ».Délibéré en séance publique, à Paris, le 23 février 2017.
IV. – A compter du 1er janvier 2020, l’article L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :1° Le I est complété par des 6° et 7° ainsi rédigés :« 6° Assainissement ;« 7° Eau. » ;2° Au premier alinéa du II, le mot : « neuf » est remplacé par le mot : « sept » ;3° Les 6° et 7° du II sont abrogés.
2° (nouveau) Le II de l’article 66 est abrogé.
II. – A compter du 1er janvier 2020, le même code est ainsi modifié :1° L’article L. 5216-5 est ainsi modifié :a) Le I est complété par des 8° et 9° ainsi rédigés :« 8° Eau ;« 9° Assainissement. » ;b) Au premier alinéa du II, le mot : « sept » est remplacé par le mot : « cinq » ;c) Les 2° et 3° du même II sont abrogés ;2° Aux deux premiers alinéas de l’article L. 5814-1, la référence : « 6° » est remplacée par la référence : « 8° ».
Mais c’était sans compter sur la Conférence nationale des territoires du 17 juillet 2017… où de manière certes sibylline, le Président de la République a signalé qu’il avait entendu les sénateur sur cette question de l’eau.
Voir notre information le lendemain :
Lundi dernier, les députés LREM auraient reçu un courriel leur demandant de ne pas voter pour cette proposition de loi.
Surprise dans le petit monde de l’eau, plus en ébullition que jamais.
Dès lors, deux hypothèses peuvent être envisagées :
L’interview de N. Hulot, ce matin, dans la Gazette des communes, révèle en effet, incidemment, qu’il semble que l’on s’oriente vers la première de ces deux hypothèses, le cap sur 2020 (voir Nicolas Hulot envisage un financement visant à lutter contre l’artificialisation des sols et à préserver la biodiversité).
Mise à jour : on se dirigerait bien vers cette seconde hypothèse…
Mais c’est souvent dans les dernières minutes d’une tragi-comédie que le Prince intervient pour renverser totalement l’issue de l’intrigue. Pensez à la fin de Tartuffe par exemple. Le rideau du dernier acte se lève. La salle retient son souffle.