UFICT GRAND REIMS
L’effet d’autorité des chiffres et des statistiques sur l’emploi public, en particulier pour le bloc local a longtemps empêché la tenue d’un débat éclairé, qui aurait mis en regard la croissance des effectifs avec le service rendu. L’Adcf vient de produire un travail d’analyse et de pédagogie remarquable sur la progression des effectifs dans les communes et les intercommunalités, sur le temps long.
Toujours trop nombreux et trop payés, les fonctionnaires. Le « fonctionnaire bashing » a encore de beaux jours devant lui. Surtout quand, peu intéressés par la compréhension d’un phénomène social, les commentateurs se contentent de chiffres bruts, sans contexte ni histoire.
Il en va ainsi des chiffres portant sur les effectifs de la fonction publique territoriale, qui ont progressé depuis les années 2000, au rythme des transferts de compétence de l’Etat, et de l’augmentation de l’offre de services publiques voulue par les électeurs.
Mais pourquoi les effectifs des communes ont-ils continué à progresser alors que les intercommunalités récupéraient, année après année, les compétences communales ? Cette double croissance est-elle justifiée ? Ou au contraire la preuve d’un laxisme des décideurs locaux ?
Pour couper court aux clichés et interprétations de mauvaise foi, les équipes de l’Assemblée des communautés de France ont plongé dans les statistiques des effectifs du bloc communal, reconstituant les effets des réformes législatives ou de la demande politique. De quoi objectiver le débat, et les choix, en termes de politiques publiques.