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L'UFICT, le syndicalisme CGT spécifique aux cadres.

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Pour un management alternatif

6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 21:57

Une réforme des retraites pour pousser les cadres en dehors du système solidaire?

Dans l’esprit des grands prêtres du libéralisme, la compétitivité des entreprises est réduite à l’unique mécanisme de la baisse du « coût » du travail. Leur objectif est donc réduire le niveau des prestations publiques de retraites d’autant plus que le système par répartition reste un obstacle au développement de la capitalisation et à l’émergence d’un marché concurrentiel et lucratif de la protection sociale. Cette option vise donc à exonérer les entreprises de toute contribution au financement des besoins sociaux de la collectivité.

 

La réforme visée n’est pas une réforme comme les autres pour trois raisons.

Elle porte tout d’abord un principe sans précédent : l’insécurisation du niveau des pensions liquidées en appliquant la désindexation des retraites de l’évolution des prix, voie ouverte par la signature de certaines organisations syndicales de l’accord Agirc-Arrco du 13 mars 2013.

Accompagnée par une nouvelle augmentation du nombre d’annuités exigées, cette réforme scellerait le sacrifice de la jeunesse en France, celui de la « génération double peine ».

Les jeunes verraient l’horizon de la retraite inatteignable, son niveau amputé, mais aussi leur insertion professionnelle encore plus compromise.

L’effet immédiat serait l’augmentation du chômage pour les jeunes.

De telles dispositions modifieraient aussi radicalement la donne pour les retraités jusqu’à leur place dans la collectivité. De contributeurs à l’économie aujourd’hui, les retraités ainsi paupérisés seraient mis à la charge de la collectivité. Or, on ne peut réaliser une réforme des retraites sans prendre en compte ses impacts immédiats sur la santé des travailleurs, sur le niveau de l’emploi et du pouvoir d’achat des ménages, ou en ignorant la réalité des évolutions sociologiques de la population.

Enfin, les décisions envisagées feraient définitivement exploser le principe de solidarité entre générations, mais aussi entre composantes du salariat cadres et non-cadres, substituant au principe d’égalité des droits et de  contribution proportionnelle à ses revenus, celui de l’équité au nom duquel on désindexerait plus fortement les pensions des plus aisés.

Il s’agit clairement d’exclure l’encadrement du système de solidaritépour mieux le pousser à la capitalisation et fragiliser tout l’édifice des retraites par répartition.

Le gouvernement s’apprête à étouffer le débat sur les propositions alternatives de réforme des retraites à partir de choix idéologiques libéraux dogmatiques. C’est ainsi que la CGPME réclame la révision du système particulier des fonctionnaires au nom de l’équité. Quel rapport avec la situation des PME et TPE ? Quel degré d’expertise en la matière détient ce syndicat patronal vassal du Medef ? Si ce n’est pour façonner un contre modèle social.

La CGT fait le choix inverse, celui de promouvoir un débat public et citoyen sur les enjeux de la retraite autour d’une question clef : peut-on aujourd’hui avec l’augmentation de l’espérance de vie, du chômage, de la dette publique, financer un système de retraites par répartition solidaire à prestations définies ?

Comment anticiper le risque d’une réforme systémique qui, cacherait son nom, du fait du blocage actuel du gouvernement pour accroître les ressources des régimes de retraites.

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 21:44

Alors que les retraités seront à l’avenir plus nombreux et vivront plus longtemps, le gouvernement s’apprête à lancer une nouvelle réforme des retraites reposant sur un financement à ressources constantes des régimes de retraite. Le gel de la part des richesses nationales consacrées au financement des retraites a déjà été opéré en Italie et en Suède depuis une quinzaine d’années.

Ces précédents européens sont-ils des exemples à suivre ? →

Quels étaient les objectifs poursuivis par les gouvernements qui ont adopté ces réformes ? →

La retraite dès 60 ans, avec au moins 75 % du revenu d’activité, est-ce encore un objectif économiquement et socialement réalisable pour tous, encadrement compris ? →

Manifestation le 10 septembre 2013, 10 heures à la maison des syndicats

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 19:23

Commémoration de l'assassinat de Pierre Maitre, 5 juin 2013, 17h, devant les VMC

"Il y a trente ans dans la nuit du 4 au 5 juin 1977, l’ouvrier verrier Pierre Maître était assassiné à Reims par des nervis du patronat. Journées d’hommage et de débats organisées par la CGT."


La fédération CGT verre-céramique était présente à la journée de commémoration du 35ème anniversaire de l’assassinat de Pierre Maître."Une rue déserte longeant une voie ferrée et des usines qui se succèdent dans la banlieue nord de Reims. À l’entrée des Verreries mécaniques champenoises, les VMC, un groupe d’ouvriers tient le piquet de grève. Dimanche 5 juin 1977 vient à peine de poindre. Les épouses et les enfants des grévistes qui ont passé la soirée autour du brasero ont regagné depuis longtemps la maison. Puis il y eut vers minuit ce premier incident : cinq hommes, venus de l’usine Citröen qui jouxte les VMC, ont tenté en vain d’arracher la banderole de la CGT. Peu après 1 heure du matin, une voiture approche, ralentit devant l’usine. Les vitres sont abaissées. Deux occupants. Les coups de feu claquent. Trois hommes s’effondrent. Deux gravement blessés : Serge Vermeulen et Raymond Richard.

Le troisième, Pierre Maître, trente-sept ans, reçoit une balle en pleine tête. Il décédera quelques heures plus tard. La volonté de tuer était manifeste. On retrouvera 17 impacts de balles...

Les membres du commando, arrêtés peu après, sont tous des membres de l’encadrement de Citroën et de la CFT (Confédération française du travail), faux syndicat et vrai outil de répression antisyndicale, que le grand patronat et la droite ont tenté d’implanter dans les entreprises dans les années soixante et soixante-dix. L’industrie automobile - à l’exception de Renault, alors Régie nationale - a réussi à créer des réseaux CFT, se confondant souvent avec l’encadrement.

Pressions, flicages, mouchardages, provocations, menaces, tabassages de militants syndicaux (en 1975 à Aulnay-sous-Bois, en 1976 à Levallois)... Les nervis sévissent chez Citröen, Peugeot, Simca-Chrystler, Berliet, Ford... Le pouvoir giscardien soutient l’organisation, au point de lui accorder une place au Conseil économique et social... Les hommes de la CFT sont en effet souvent les mêmes qui assurent les missions musclées pour le compte des partis de droite.

Le chef du commando et auteur des coups de feu, Claude Leconte, est membre du SAC (Service d’action civique) fondé par Charles Pasqua.

Leconte a été envoyé à Reims en 1973 pour briser une grève dans l’usine Citroën. Lui et ses sbires allaient chercher des travailleurs immigrés dans leurs foyers et les emmenaient au travail sous la menace.

Depuis, il dirige un groupe d’hommes de main, opérant non seulement chez Citroën mais prêtant main-forte aux patrons d’autres entreprises rémoises. Le dirigeant de la CGT Marcel Caille, dans ses deux livres les Truands du patronat puis l’Assassin était chez Citröen (Éditions sociales), a décrypté le fonctionnement de ce syndicat « jaune », cerbère du patronat contre la CGT principalement.

L’activité du groupe, avait démontré Marcel Caille, était directement pilotée depuis le quai de Javel, la direction parisienne de Citröen. La voiture, une GS verte métallisée, que conduisait Henri Mangematin, le principal complice de Leconte, était immatriculée à Paris. Le tueur avait une voiture de fonction.

le maire solidaire des grévistes

Quant aux revendications des salariés des VMC, celles-ci portaient sur les salaires et le treizième mois. La direction de la société, dont le membre du conseil d’administration le plus influent était un certain... Maurice Papon, fait preuve d’une brutalité inouïe, clairement provocatrice et appuyée par le préfet. Elle annonce le licenciement de deux délégués syndicaux CGT pour avoir provoqué « des cessations de travail inopportunes ». Les gardes mobiles sont envoyés contre les grévistes. La police charge un meeting au cours duquel le nouveau maire de Reims, Claude Lamblin, vient d’exprimer la solidarité de la municipalité avec les salariés. Deux mois plus tôt en effet, aux élections municipales, la cité des sacres avait choisi la gauche et un maire communiste. La pilule était dure à avaler pour la bourgeoisie rémoise, au terme de près de deux décennies de règne de Jean Taittinger. Alors, beaucoup sont tentés de faire croire qu’un communiste à l’hôtel de ville serait source de désordre. L’Union patronale rémoise s’en prend aux « méthodes contraignantes de certains syndicats » et accuse « les municipalités à dominante communiste d’avoir entretenu un climat d’agressivité dans la région ». C’est un total renversement des rôles, auquel réplique René Andrieu dans l’Humanité : « Autrement dit, si un jeune ouvrier est mort abattu de sang-froid par une équipe d’hommes de main, c’est moins la faute des tueurs que la sienne propre d’avoir commis le crime d’adhérer au syndicat CGT. C’est aussi - il suffisait d’y penser - la faute du suffrage universel, coupable d’avoir élu une majorité de gauche dirigée par notre camarade Claude Lamblin. (...) La vérité, c’est que les coups viennent toujours du même côté. (...) Les tueurs se situent à l’autre bord. »

fin de la violence patronale

La riposte la plus cinglante vint de la population elle-même, défilant par dizaines de milliers au lendemain de la mort de Pierre Maître et lors de ses obsèques, en présence d’Henri Krasucki, secrétaire général de la CGT. Des arrêts de travail ont lieu dans toute la France. La direction des VMC s’est vue contrainte d’accepter les revendications et de réintégrer les deux délégués. Le crime de Reims entraîna la fin de la CFT, qui pour se faire oublier se mua en CSL (Confédération des syndicats libres), elle-même dissoute en 2001. Leconte fut condamné à vingt ans de réclusion criminelle, Mangematin à sept ans. Aujourd’hui, l’adresse des VMC, c’est rue Pierre-Maître, la municipalité de gauche de l’époque ayant décidé que la rue porterait désormais le nom de l’ouvrier assassiné. Une époque prenait fin, celle de la violence patronale assumée par des milices déguisées en syndicats. Trente ans après, les pressions « managériales », selon la novlangue patronale, et les exigences des actionnaires ont pris d’autres formes. Les dangers qui menacent le droit de grève et le droit syndical prennent avec l’actualité politique une nouvelle acuité.

Jean-Paul Piérot"

Tous nos Remerciements vont au journal l’Humanité qui nous a permis de reprendre cet article.

Date 5 juin 1977

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 18:10

On ne plaisante pas avec les places de parking dans cette entreprise suédoise spécialiste du recouvrement de créances à Saint-Priest (69).

 

En effet, selon le syndicat CGT de l’entreprise, Yasmina Saadou, agent de maîtrise depuis plus de dix ans a été mise à pied pour avoir garé sa voiture sur un emplacement réservé à la direction le 3 janvier. Dans un procès-verbal daté du 3 janvier, la direction qualifie de "provocateur" le comportement de l'employée. "(...) elle stationne son véhicule de manière récurrente sur les places réservées à la Direction et qu'elle refuse ensuite de le déplacer".

 

"Compte tenu de ses agissements, il a été décidé de convoquer cette personne à un entretien préalable et de la mettre à pied à titre conservatoire". Mais deux jours plus tard, l'employée s'est vu convoquée "à un entretien préalable en vue de son licenciement", d'après un courrier de la direction.

 

La CGT a aussitôt réagi après la mise à pied de Yasmina Saadou, elle-même élue du syndicat, qualifiant de "prétextes fallacieux" les motifs invoqués par la direction, et appelant à une manifestation de soutien à la salariée le 14 janvier devant l'entreprise.

 

La CGT dénonce dans une lettre au président suédois de l'entreprise, le 10 janvier, "la politique répressive" de la direction française : "ce n'est pas la première fois que de telles pratiques sont exercées contre des élus du personnel de notre organisation".

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 18:06

 

La signature de l’accord sur la « sécurisation du marché du travail » a été saluée comme un grand bond en avant de la démocratie sociale et l’entrée de notre pays dans le concert de ceux où le dialogue social est un long fleuve tranquille. De la patronne du Medef à certains membres du gouvernement et de la majorité, on intime à la représentation nationale une sorte de déférence. Les députés doivent voter comme un seul homme un texte dont le gouvernement ne devrait pas changer la moindre virgule. Mais voilà, ce texte n’est pas bon pour un tas de raisons que la CGT va s’employer à expliquer aux salariés pour qu’ils se mobilisent, aux élus de la Nation pour qu’ils n’entérinent pas des mesures régressives compensées par des avancées gadgets, illusoires, des promesses dont l’application est soumise à des négociations dans les entreprises elles-mêmes ou à une application seulement en 2016. Ce texte est tout sauf une avancée de la démocratie sociale, même s’il faut se féliciter que le gouvernement ait décidé de légiférer après que patrons et syndicats de salariés aient dit leur mot. En effet, il est signé par trois syndicats, dont l’un ne sera probablement plus considéré comme représentatif dans quelques semaines, l’autre ne peut parler que pour une seule catégorie, l’encadrement. Reste une seule signature légitime tandis que celles de la CGT et de FO pèsent près de 50%. 

  

Transcrire ce texte dans ces conditions, c’est donc prendre un très gros risque. Ensuite ce texte bouleverse la hiérarchie des normes sociales dans notre pays fondée sur des conventions collectives de branche. Or, dans beaucoup des aspects du texte de l’accord, les décisions devront être négociées dans les entreprises. Les patrons auront donc les coudées franches, d’autant que certaines clauses feront aussi l’objet de consultation individuelle des salariés.

 

Autrement dit, demain, votre employeur pourra tranquillement exiger de vous que vous renonciez à telle ou telle garantie ou tel aspect de vos conditions d’emploi et de travail, c’est le règne de « l’opt out ». Cet accord scelle le principe du gré à gré dans les rapports sociaux au détriment des conventions collectives. L’autre raison qui plaide pour une réécriture du texte par la représentation nationale et le gouvernement c’est que ce ne sont pas les « partenaires sociaux » qui font la loi.

 

Le texte ne répond pas à la feuille de route du gouvernement livrée lors de la conférence sociale. La CGT va en faire la démonstration dans les jours qui viennent en distribuant deux millions d’un journal de quatre pages, en mobilisant ses forces militantes pour aller expliquer le texte aux députés de la majorité et leur en montrer toute la nocivité.

Le rejet de la CGT n’est pas dicté par une quelconque posture, il se fonde sur une analyse lucide du contenu de cet accord.

 

 

Téléchargez le 4 pages pdf de la CGT : Accord sur l'emploi Vos droits sont entre vos mains

Lire le Flash Cadres Infos (12 pages) avec notamment un décryptage point par point de l'accord

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:12

 

En décembre dernier, le Président du CG 51 en appellait le territoire rémois à participer au financement de Vatry.

 

Plus récemment, la création d'un syndicat mixte enntre collectivités et entreprises privées était évoquée.

 

L'UGICT a réalisé un film de 46 mn sur Ryanair.

 

Un film qui inévitablement fait un détour par Vatry, les responsables politiques ou économiques locaux.

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 19:36

 

Un collectif rémois contre l’austérité s’est construit le 8 novembre 2011 à partir d’associations, d’organisations syndicales, de partis politiques et de citoyen-nes sans appartenance, suite à une manifestation organisée le 5 novembre 2011.

Il s’est transformé en collectif pour un audit citoyen de la dette, rattaché au collectif national. Ce collectif a organisé, au cours de réunions :

  • Avec Attac la projection du film debtocracy suivi d’un débat, le 14 janvier.
  • Une discussion publique après un exposé appuyé par un diaporama sur les causes de la dette publique le 30 janvier.
  • Une action de rue le 31 mars, jour national de mobilisation : chamboule tout, roue de la fortune comportant des questions sur la dette, tract pédagogique et documentations sur une table.
  • Pour la manifestation nationale du 30 septembre, nous avons rempli un car avec le CAC 08 et avons promené notre belle banderole dans les rues de Paris.
  • Le 14 novembre, nous avons appelé par tract et communiqué à la manifestation syndicale contre l’austérité et avons manifesté à la fin du cortège syndical.
  • Le 8 juillet, à l’occasion de la venue d’Hollande et Merkel à Reims pour célébrer leur union pour l’austérité, avec l’aide d’Attac France et Allemagne, nous nous sommes déguisés en reine et roi de l’austérité, en archevêque De Barroso, avec leurs amis financiers, et avons défilé à 200 mètres du rassemblement officiel. Ensuite les 2 « présidents » ont déposé une gerbe sur le cercueil de la démocratie, signé le registre du traité budgétaire, distribué des cadeaux (paire de ciseaux pour effectuer des coupes budgétaires).
  • Le 3 février, nous participons avec le CAC 08 à une formation sur l’audit de la dette, assurée par Patrick Saurin.
  • En février un samedi après midi, avec Attac Reims, nous projetons le film Catastroïaka avant d’en débattre.
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