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L'UFICT, le syndicalisme CGT spécifique aux cadres.

Liens

Union départementale CGT de la Marne

http://www.udcgt51.fr/

 

Coordination CGT des services publics territoriaux rémois

http://cgt-services-publics-remois.over-blog.com/ 

 

Syndicat CGT Ville de Charleville-Mézières

http://cgtcarolo.over-blog.com/

 

Syndicat CGT des Agents Territoriaux de la Communauté d'Agglomération Charleville - Mézières / Sedan

http://www.cgtcomagglo08.fr/

 

Syndicat CGT du Conseil général des Ardennes 

http://www.cgtcg08.com/

 

CGT territoriaux Amiens

http://territoriaux-cgt-amiens-metropole.over-blog.com/

 

CGT Finances publiques 51

http://www.financespubliques.cgt.fr/51/

 

Conseiller du salarié 51

http://www.conseillerdusalarie51.fr/

 

Observatoire des Risques PSycho - Sociaux au sein de la Fonction publique territoriale

http://www.observatoiredesrpsauseindelafpt.fr/

 

 

Pour un management alternatif

3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 16:24
Pour un collectif Marne en défense du code du travail
Bonjour camarades,
 
Comme vous le savez, après le rapport Combrexelle et avant le conseil des ministres du 9 mars, le rapport Badinter est sorti.
Hier une conférence de presse nationale s est tenue pour rendre public un appel CQFD "ce Code Qu'il Faut Defendre" en défense du Code du Travail.
 
Notre syndicat CGT du Ministère du Travail / Inspection du travail est partie prenante de ce colectif nationalement et nous souhaiterions aider à la construction d un collectif large Marne CQFD.
 
Nous vous proposons une première rencontré départementale le VENDREDI 5 FEVRIER prochain à 18h00 à la maison de syndicat de CHALONS EN CHAMPAGNE (salle Guillemin au 1er etage) 
 
Merci d avance de faire passer cette invitations aux organisations qui pourraient être intéressées par cette initiative.
 
Ci après le lien pour signer et faire signer la petition

 

Le rapport badinter est ici

http://www.gouvernement.fr/partage/6264-conclusions-de-la-mission-de-robert-badinter-sur-les-principes-essentiels-du-droit-du-travail

 

Fraternellement

Pour la CGT Ministère du travail/Inspection du travail Marne

Anthony SMITH, 

0676100935

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 16:31

Le Syndicat de la magistrature publie sur son site un document d’analyse du régime juridique de l’état d’urgence et des enjeux de sa constitutionnalisation dans le projet de loi dit « de protection de la nation ».

Ce document est le fruit d’un travail collectif de juristes conscients de leur rôle et de leur responsabilité dans une société démocratique. Ses auteur(e)s y ont pris part soit à titre personnel, soit comme représentant(e)s d’une association ou d’une organisation syndicale.

Ils ont tous en commun la volonté de faire vivre l’exigence posée par la Cour européenne des droits de l’homme dans son arrêt Klass c/ Allemagne du 6 septembre 1978, qui énonce que « les États […] ne disposent pas […] d’une latitude illimitée pour assujettir à des mesures de surveillance secrète les personnes soumises à leur juridiction. Consciente du danger, inhérent à pareille loi, de saper, voire de détruire, la démocratie au motif de la défendre, elle affirme qu’ils ne sauraient prendre, au nom de la lutte contre l’espionnage et le terrorisme, n’importe quelle mesure jugée par eux appropriée ».

Profondément inquièt(e)s des conditions dans lesquelles la constitutionnalisation de l’état d’urgence est présentée et discutée, et des risques d’une intégration des mesures d’exception dans le droit commun, ils et elles ont tou(te)s été animé(e)s par la volonté de mettre à la disposition du public une analyse approfondie du régime de l’état d’urgence et des implications de son inscription dans le texte de la Constitution. Ils et elles souhaitent contribuer ainsi à nourrir le débat qu’exige un texte aussi lourd de conséquences pour les droits et libertés les plus fondamentales.

Si des nuances peuvent exister dans l’appréciation portée par chacun(e) des auteur(e)s sur le principe même d’une constitutionnalisation de l’état d’urgence, leurs contributions ont pour objectif commun, en développant une analyse critique du texte qui va être soumis à la représentation nationale, d’en décrypter les enjeux et la portée.

Le danger pour la démocratie est en effet double. Le risque d’une répression aveugle et disproportionnée que porte l’état d’urgence ne menace pas simplement l’exercice quotidien par le citoyen de ses libertés. En contribuant, par un surcroît d’arbitraire, à la dispersion des forces répressives, il est tout autant susceptible de menacer notre droit à la sûreté en diminuant sensiblement la capacité des autorités à faire face au phénomène criminel que l’on prétend combattre.

Afin de répondre à ces interrogations essentielles, l’analyse se subdivise en trois parties :

- Une présentation des principes internationaux qui gouvernent la proclamation d’un état d’exception temporaire ; 
- Une analyse critique du régime d’exception issu de la loi du 3 avril 1955, par comparaison avec les dispositions de droit commun et la législation pénale anti-terroriste ; 
- Une analyse critique de l’article 1er du projet de loi tel qu’éclairé par l’exposé des motifs du gouvernement.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 15:01
 CONFEDERATION Pétition déchéance de la nationalité: « Pour nous, c’est définitivement non !

« Ainsi le président de la République a décidé de modifier la Constitution dans le pire sens qui soit. Nous appelons les citoyens et les citoyennes à manifester d’ores et déjà leur opposition à ces projets en signant la pétition suivante :  « Pour nous, c’est définitivement non ! Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l'effroi légitime suscité par les attentats. Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels. Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester. »


Voir en lien la pétition signée par la CGT, à laquelle s’associe la Fédération CGT des services publics territoriaux.

http://www.nousnecederonspas.org/

Pour nous, c’est définitivement non !

Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l’effroi légitime suscité par les attentats.

Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels.

Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester.

A l’initiative de :

AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Apel-Egalité, Altertour, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association femmes solidaires comité Saint-Denis, Association France Palestine solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Attac, Cadac, CADTM France, Cedetim, CGT Police Paris,  Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Cercle Condorcet de Paris, Clamart-Citoyenne, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif féministes pour l’égalité, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Mémorial 98, Collectif national des Faucheurs volontaires, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif Stop le contrôle au faciès, Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Confédération générale du travail (CGT), Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Emancipation Tendance intersyndicale, Emmaüs international, Espace franco-algérien, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes égalité, Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Halte OPGM07, Ipam, Justice et libertés Strasbourg , La Cimade, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Liberpensula Frakcio de Sat, Ligue des droits de l’Homme, Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Négajoule!, Osez le féminisme !, Planning familial, Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), Powerfoule,  Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseaux citoyens Saint-Etienne, Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau Immigration Développement Démocratie –  IDD, Revue Ecole émancipée, Revue Inprecor, Revue Regard, Romeurope 94, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat national des journalistes (SNJ), SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, Solidaires étudiant-e-s, Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), Union juive française pour la paix (UJFP), Unef, Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale solidaires.

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 05:06
L'économie collaborative : un modèle à construire

L’économie collaborative a les couleurs de l’auberge espagnole. Opportunité pour construire un nouveau cycle de progrès, nouvelle étape du capitalisme et pourvoyeur d’une société low cost et financiarisée… En fait, elle ne sera que ce que nous en ferons. Premières réflexions, qui n’ont pas vocation à être exhaustives, mais à  ouvrir le débat.

Depuis le lancement de la campagne pour le droit à la déconnexion et la réduction du temps de travail, l’Ugict-CGT affirme : « le sens des transformations induites par le numérique dépendra du rapport de forces entre le capital et le travail ». Laissée au seul capital, la révolution numérique peut se traduire, à très court terme, par l’émergence d’une économie du low cost avec la suppression de millions d’emplois, notamment intermédiaires. Mais le numérique, parce qu’il fonctionne sur le mode de l’horizontalité, le partage d’informations, la collaboration et la désintermédiation peut aussi permettre d’ouvrir un nouveau cycle de progrès social, environnemental et économique. Possibilité de construire une société, post-capitaliste pour certains, mutation du capitalisme permettant de renforcer les logiques low cost et la financiarisation pour d’autres, l’« économie collaborative » reste à définir.

économie collaborative, de quoi parle-t-on ?

Économie collaborative, le mot est à la mode. Wikipédia – qui connaît bien le sujet, étant un exemple d’économie collaborative – la définit comme « une activité humaine qui vise à produire de la valeur en commun et qui s’appuie sur une organisation plus horizontale que verticale, la mutualisation des biens, des espaces et des outils (l’usage plutôt que la possession), l’organisation des citoyens en « réseau» ou en communautés et généralement l’intermédiation par des plateformes internet ».

L’économie collaborative privilégie l’usage sur la propriété et repose sur la mutualisation des ressources possédées par chacun et sur l’optimisation des usages. Avec les plateformes internet qui permettent aux individus d’entrer en relation et de s’auto-organiser en fonction de leurs intérêts et de leurs besoins, le numérique permet d’élargir considérablement des pratiques de partage anciennes comme le covoiturage et la colocation. Chaque jour, de nouveaux exemples de consommation collaborative se créent. Elles ont en commun de permettre une limitation des coûts, mais génèrent aussi une plus-value environnementale et/ou sociale :

  • Partage d’un bien, comme l’autopartage, qui permet d’optimiser l’utilisation d’une voiture (une voiture reste à l’arrêt plus de 90 % du temps), et ainsi de limiter les nuisances liées aux besoins de stationnement.
  • Échange d’un bien ou d’un service, comme les pratiques de « couchsurfing » qui permettent d’échanger des possibilités d’hébergement, de démocratiser les voyages et surtout de développer le lien social en découvrant un pays ou une région en partageant la vie quotidienne de ses habitants.
  • Relation directe du producteur au consommateur, avec par exemple le développement des AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), qui permettent de contourner les réseaux de grande distribution et d’assurer ainsi un prix « équitable » au producteur, de favoriser les circuits courts, tout en assurant la qualité du produit et sa traçabilité pour le consommateur. Développées à grande échelle grâce au numérique, les AMAP pourraient offrir la possibilité à l’agriculture de sortir de l’impasse du productivisme.

Le bouleversement des paradigmes

L’économie collaborative c’est également le développement de modes de vie collaboratifs, de la colocation, de l’habitat collectif, mais aussi du « coworking », avec des espaces de travail permettant à des travailleurs dits indépendants de partager un lieu de travail. L’économie collaborative offre aussi la possibilité de contourner les banques et de mettre en place des outils de financements participatifs, avec par exemple le « crowdfunding » (qui pourrait par exemple permettre de créer des caisses de grèves lors de conflits), le prêt d’argent de pair à pair ou encore la possibilité de développer des monnaies alternatives. Enfin, le numérique offre la possibilité de révolutionner les modes de production avec un travail horizontal reposant sur la coopération. D’abord avec une production numérique dont Linux est l’exemple - le logiciel libre est sans cesse amélioré et développé par ses utilisateurs – maintenant avec une production matérielle avec les imprimantes 3D qui permettent d’« imprimer » des objets. Les possibilités de développement sont gigantesques, pour les particuliers comme pour les industriels, avec pour conséquence de rouvrir des possibilités de relocalisation et d’autosuffisance.

L’économie collaborative peut offrir une réponse au défi environnemental et à la raréfaction des ressources en ouvrant sur un autre mode de croissance avec une définition des richesses non plus centrée sur leur valeur matérielle, mais sur leur valeur d’usage. En matière énergétique, le numérique et les réseaux intelligents, associés au développement des énergies renouvelables, peuvent permettre de rompre avec l’hypercentralisation des richesses et des pouvoirs générés par les énergies fossiles, et ouvrir la voie à d’avantage d’autonomie des territoires.

Cependant, la financiarisation de nombreuses platesformes qualifiées d’économie collaborative démontre la fragilité du concept. Soit une définition normative est adoptée rapidement, soit il faudra abandonner le terme.

Protéger l’économie collaborative de la finance

L’économie collaborative, un outil pour sortir des impasses du capitalisme financiarisé et construire de nouvelles utopies ? Oui sauf que nous sommes justement dans une économie capitaliste et que le propre du capitalisme est de s’adapter et de récupérer les innovations. Nombre de modèles d’économie collaborative se financiarisent. C’est le cas de BlaBlaCar, le leader du covoiturage, racheté par des fonds et valorisé à 1,4 milliard d’euros, alors qu’il emploie à peine 200 salariés. BlablaCar fait désormais payer son service, et représente une sérieuse concurrence pour le transport ferroviaire, en contradiction avec les enjeux environnementaux.

Ces différents exemples ne relèvent pas (ou plus) de l’économie collaborative, et devraient plus justement être désignés comme le capitalisme de plateforme.

L’économie du partage, si elle n’est pas utilisée dans une finalité de progrès social et environnemental peut ainsi être récupérée au service du modèle low cost. Il faut donc définir d’abord l’économie collaborative par sa finalité et la lier à un moyen de répartition des richesses pour empêcher les logiques de captation des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple).

Le mouvement ouvrier a inventé le modèle coopératif, n’est-ce pas la définition qui convient à l’économie collaborative, avec l’obligation de d’investir l’ensemble des profits, d’avoir une gestion démocratique associant les salariés, en leur garantissant d’être les propriétaires majoritaires de l’entreprise ? Le fonctionnement adopté par Wikipédia s’inscrit dans ces principes adaptés au modèle numérique, c’est-à-dire accordant une place aux contributeurs non salariés.

Un principe : les communs

L’économie collaborative permet un retour des « communs », ressources autour desquels il y un accès et des droits d’usages et d’exploitation partagés par une communauté. Les communs, champs, lacs, fours… de l’époque médiévale, ont progressivement été accaparés par la logique de propriété privée du capitalisme. Ils font leur retour sous la forme de données informationnelles, comme Wikipédia, des logiciels libres, de plans interactifs, ce qui peut permettre de rompre avec l’idéologie propriétaire et la marchandisation du monde. Il convient de protéger ces communs de la marchandisation, en développant des modèles de financement taxant les utilisations qui génèrent de la valeur. Google par exemple est le premier acteur à profiter des ressources de Wikipédia, tout en accaparant la valeur créée. Imposer un système de redistribution de la valeur des sites de recherche vers les sites de contenus gratuits (presse, musique, plateformes collaboratives...) permettrait de pérenniser les communs.

L’économie des données bouleverse les modes de création et de répartition de valeur : aux états-Unis, le principal chiffre d’affaires d’Uber ne vient pas de ses courses, mais des données sur les déplacements urbains qu’il revend aux puissances publiques. Les données publiques (Météo France, IGN...) ouvertes généreusement permettent à la finance de dégager des taux de rentabilité à 2 chiffres, alors que ces mêmes services publics sont asphyxiés par des plans d’austérité.

L’utilisation à des fins commerciales de données publiques doit être rémunérée. Les données d’intérêt général, qu’elles soient issues de la recherche publique ou privée, doivent être ouvertes pour garantir l’accès à la culture, à la connaissance et ne pas retarder les progrès de la recherche, contrairement à ce que prévoit la directive secret des affaires. Au lieu de faire un partenariat avec Microsoft, l’éducation nationale ferait mieux de développer une formation à l’utilisation de Linux !

Une fiscalité adaptée aux nouveaux modes de création de valeur

L’économie numérique possède 4 caractéristiques : la non localisation des activités, le rôle central des plateformes, l’importance des effets réseaux et l’exploitation des données.

Une règlementation européenne est nécessaire pour mettre à disposition des autorités fiscales les données pertinentes permettant d’évaluer et de taxer la valeur créée. La création de valeur des sociétés numériques (locales, nationales ou internationales) se fait surtout à partir de l’exploitation des données recueillies auprès des utilisateurs. Pour établir le niveau de fiscalité, cette valeur peut être estimée à partir du nombre d’utilisateurs, du volume de données collectées et des dépenses publicitaires des annonceurs.

Le numérique révolutionne les chaînes de valeur en les déplaçant de la production vers le service clé en main et en captant la valeur issue du travail du consommateur. Le perfectionnement des interfaces humain-machine a permis d’externaliser vers le consommateur le travail de front office (achat de billet SNCF, péage, réservation hôtel, etc). Ainsi, les géants du web, les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) ont un chiffre d’affaires supérieur à celui des constructeurs d’automobiles américains qui emploient 100 fois plus de salariés... Ceci cumulé à la mobilité du capital, leur permet d’échapper quasiment à toute fiscalité.

Il convient de revoir en profondeur la fiscalité, pour imposer le paiement d’impôts sur le lieu de création de richesses, et pour s’adapter à ces capitalisations boursières sans investissements ni salariés. Les propositions de réforme de la fiscalité des entreprises portées par la CGT trouvent toute leur pertinence : alors qu’aujourd’hui, plus l’entreprise est importante, moins le pourcentage d’impôt sur les sociétés est élevé (du fait des systèmes d’« optimisation fiscale »), il faut inverser ce principe. Il faut aussi que le montant d’impôt sur les sociétés soit modulé notamment en fonction du montant de la masse salariale dans la valeur ajoutée.

Quant à la fiscalité des particuliers, il est logique de soumettre à impôt les revenus générés par l’économie collaborative, par exemple à partir du moment où l’on dépasse le simple remboursement des frais engagés.

Quel statut pour les contributeurs indépendants ?

Le niveau de chômage et la précarité de l’emploi (82 % des offres d’emplois sont des CDD), auquel s’ajoute un management dans les entreprises qui fait fi de la reconnaissance et du sens du travail, incitent les travailleurs à se tourner vers les nouvelles formes d’emplois. Le numérique, permet d’augmenter le recours à des travailleurs dits indépendants. à l’image des guides low cost qui apparaissent dans le tourisme comme des chauffeurs d’Uber, ne bénéficiant d’aucun droits ni couverture sociale, où des ingénieurs et cadres, poussés vers la sortie avec une rupture conventionnelle, qui continuent ensuite à travailler pour la même entreprise comme auto-entrepreneurs. Sauf qu’à y regarder de plus près, ils ne sont pas du tout indépendants : en relation de subordination économique, surtout lorsqu’ils n’ont qu’un donneur d’ordre, ils sont souvent soumis à des directives et à un contrôle tatillon par leur plateforme, ce qui constitue un lien de subordination. Ce constat a conduit le syndicat américain AFL-CIO, avec de nombreux travailleurs d’Uber à mener des actions de groupe et à réussir à ce que les contrats des chauffeurs et de personnel de service à la personne soient requalifiés en contrats de travail. Ainsi, de nombreux travailleurs dits indépendants devraient être salariés.

Plus largement, associé à l’économie des données et aux nouveaux modes de création de valeur, la révolution numérique bouleverse la notion même de travail : alors que mes données personnelles, mon utilisation d’internet génère de la valeur, quelle doit en être la rétribution ?

Les grandes plateformes ont un fonctionnement qui repose sur un très petit nombre de salariés, associé à une masse d’utilisateurs qui génèrent la valeur. La lutte contre la captation de la valeur et l’asphyxie de notre modèle de protection sociale passe par la mise en place d’un salaire universel, associé à une protection et à des droits quel que soit le statut du travailleur.

À court terme et dans le cadre du Nouveau Statut du Travail Salarié porté par la CGT, il s’agit de faire converger les droits des travailleurs dits indépendants vers ceux des salariés. Garantir à ces travailleurs une protection sociale, en matière d’accident du travail, de maladie, de chômage, un accès à la formation professionnelle... assurer le droit à une communauté de travail, (par exemple en facilitant l’affiliation obligatoire à une coopérative d’activité ?).

Si le monde du travail ne réussit pas très rapidement à imposer des régulations et règlementation, la révolution numérique se traduira par la fin des modèles sociaux gagnés par les luttes sociales du 19ème et 20ème siècle, et par une nouvelle phase de financiarisation du capitalisme.

Permettre au monde du travail de peser sur ces mutations, c’est l’objectif de l’Ugict-CGT.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 04:10
Chalons, les fonctionnaires manifestent contre le Préfet préfigurateur
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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 13:26
Power Point CGT sur la loi Macron

Power Point CGT sur la loi Macron.

Présenté lors d'une réunion de l'UD CGT 51, le 9 juillet.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 19:50
6 mai, des territoriaux travaillant dans les mairies FN se réuniront
Extrême droite : l’imposture sociale

L’extrême droite prospère sur le terrain de la désespérance sociale et des promesses non tenues. Sa progression n’est pourtant pas inéluctable. Il est de la responsabilité du syndicalisme de mettre les salariés en garde contre l’imposture sociale du FN. Il est de la responsabilité du syndicalisme de combattre la stratégie de ceux qui cultivent le rejet de l’autre et la division des salariés, pour mieux cacher leur incapacité à tracer des perspectives d’avenir et de justice sociale. La CGT, FSU et Solidaires ont lancé une campagne commune pour combattre les idées d’extrême droite. La première étape de cette campagne était un meeting (avec la participation des premiers responsables de chaque organisation) dans les locaux de la CGT à Montreuil, le 29 janvier à l’issue de laquelle les cinq organisations ont lancé un appel commun

Nouveau temps fort, le mercredi 6 mai 2015 : les organisations syndicales réuniront à Béziers - ville dirigée par une équipe municipale d’extrême droite - une centaine de syndicalistes venus de la région, mais aussi de plusieurs villes gérées par le Front National et par la Ligue du sud afin d’apporter un éclairage sur les conséquences néfastes de la mise en œuvre des propositions et conceptions politiques de l’extrême droite.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 19:02

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La Fédération CGT des Services publics a décidé de participer à la construction de la marche du 12 avril à Paris, à l’appel de personnalités du mouvement syndical, du monde politique, de la culture et du secteur associatif.

La marche partira à 14h de la place de la Nation. La Fédération appelle ses organisations à relayer cet appel et à créer les conditions d’une forte présence CGT dans la manifestation.

Télécharger au format PDF

PDF - 357.6 ko
Appel 12 avril et premiers signataires

Voir aussi : 
- Marche du 12 avril 2014 contre l’austérité : tract unitaire et site unitaire pour signer l’appel
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 10:04

La Coordination Fédérale Régionale des syndicats de territoriaux des Ardennes, de l'Aube, de la Haute-Marne et de la Marne a désigné Karim Lakjaâ, secrétaire de la section UFICT de Reims métropole et de ses communes membres comme son représentant au 17ème congrès de l'UGICT qui aura lieu à Lyon.

 

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Congrès de l’UGICT, mai 2014, Dijon

Synthèse du document d’orientation

Accès au document d'orientation: http://congres.reference-syndicale.fr/orientation/

 

La phase actuelle du développement du système économique capitaliste est caractérisée par la primauté de la sphère financière, au détriment de l’économique, du social de l’humain et de l’écologique. Elle est source d’une crise démocratique à l’échelle mondiale, européenne et nationale, qui conduit à des politiques visant à accroître les marges des actionnaires en imposant aux peuples l’austérité.

La concurrence entre pays développés, pays en émergence et pays en transition induit un déclassement des Etats européens dont la France.

L’idée de progrès est remise en cause au profit de celle d’une société low cost, sur fond de déception suite à l’élection présidentielle de 2012 qui n’a pas introduit le changement attendu, au grand bénéfice du populisme et de l’extrême droite.

Dans ce contexte, les ITCAM sont eux-mêmes en voie de déclassement.

L’UGICT oppose au fatalisme et la résignation un modèle qui s’appuie sur les qualifications et le rôle contributif des ITCAM pour reconstruire le progrès économique, social et scientifique.

Les ITCAM dont les conditions de travail ont été dégradées, l’éthique professionnelle et le sens du travail remis en cause, constituent un enjeu stratégique auxquels il est demandé d’imposer les restructurations, de gérer la crise et de développer un management agressif.

Pour y parvenir diverses méthodes ont vu le jour : évaluation sanction, devoir de loyauté, négation de l’identité professionnelle fondée sur la maîtrise d’un métier.

La fonction publique est contaminée : précarisation, cdi remplaçant les titulaires, méthodes de management du privé, laminage des carrières des A et B, négation des qualifications.

Or, les ITCAM possèdent des atouts pour être un des moteurs du progrès humain, notamment par le biais de leur haut niveau de qualification allant désormais jusqu’au doctorat. La mixité de genre est également un levier de progrès.

L’UGICT agit donc pour un nouveau modèle de développement, de croissance fondé sur l’humain et l’écologie, pour une nouvelle définition de l’entreprise, pour une réelle démocratie sociale, de nouveaux droits pour les salariés, un autre dialogue social, une rupture avec l’Europe du dumping social, de la concurrence et de l’austérité.

L’UGICT porte un corpus revendicatif relativement ambitieux. Sans être exhaustif, nous pouvons citer : Un slogan : « laissez nous bien travailler » ; Les thématiques de la conciliation vie professionnelle – vie privée, le droit à la déconnexion des NTIC, la dictature du reporting, la conquête de la maîtrise de son temps de travail et de sa charge de travail, les risques organisationnels induits par l’intensification du travail, la notion de disponibilité sans limite, l’individualisation des rémunérations, la reconnaissance des qualifications par un Grenelle des qualifications, l’intégration des jeunes diplômés, le déroulement de carrière des séniors, la GPEC.

L’UGICT promeut, au demeurant, une nouvelle conception de l’encadrement et du management autour de l’exercice par les ITCAM de leurs qualifications et de leur rôle contributif, d’une évaluation collective du travail.

Dans la Fonction publique, l’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de garantir l’intérêt général.

Forte de ces constats, l’UGICT est aujourd’hui l’organisation de la CGT choisie pour syndiquer les ITCAM à la CGT. Mais la responsabilité du déploiement de la CGT parmi les ITCAM est de la responsabilité de toute la CGT. Si seulement 0,8% des ICTAM sont membres de la CGT, l’UGICT n’en regroupe pas moins de 80 000 d’entre-eux tout en rassemblant 20% de leurs suffrages aux dernières élections professionnelles, faisant d’elle la 2ème organisation de cadres devant la CGC !

La question du développement de l’UGICT constitue un enjeu organisationnel pour les structures de la CGT mais aussi un enjeu de renouvellement générationnel des militants avec des jeunes diplômés souvent issus de l’UNEF.

Le développement de la syndicalisation des ITCAM passera par la proximité syndicale, la réponse à leur besoin de structuration, en leur fournissant l’activité syndicale qui leur correspond. Ce sera là une question centrale du congrès de Dijon.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 13:28

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l y a quatre-vingt ans, le 6 février 1934, plusieurs organisations d’extrême droite et ligues factieuses appelaient à se rassembler devant l’Assemblée nationale avec l’objectif non dissimulé de faire tomber un gouvernement discrédité par une série de scandales et, au-delà, d’en finir avec la République.

 

Les factieux visaient à imposer les valeurs salvatrices d’un ordre éternel et chrétien, d’une xénophobie solidement antisémite et, par la violence, à renverser une République stigmatisée comme la chose des « rastaquouères » et des juifs, des francs-maçons et des « bolchéviks ».

Cette manifestation pesa lourdement sur la vie politique française et constitua un signal d’alarme pour tous les démocrates. Le rassemblement du Front populaire, organisé dans la foulée autour de défense de la paix, du pain et de la liberté sut mettre un coup d’arrêt à ces prétentions autoritaires.

Quatre-vingt années et une guerre mondiale plus tard, un rassemblement de réseaux, dont le point commun est la haine de l’égalité républicaine, agite le spectre d’un nouveau 6 février. L’objectif est moins d’affirmer des désaccords politiques avec le gouvernement en place que d’organiser la mise à bas morale du principe d’égalité républicaine.

D’où la multiplication des rumeurs, mensonges, slogans haineux, manifestations de rues et appels à la violence visant l’enseignement de l’égalité entre les sexes à l’école, l’égalité de toutes et tous devant le mariage, l’égalité entre citoyens ; d’où également cette conjonction des intégrismes mêlant antisémitisme et homophobie, dénonciation du « système » et de l’école républicaine.

Cette offensive décomplexée d’une extrême droite radicalisée, s’avère articulée avec les ambitions électorales du Front national, ainsi qu’avec certains courants de l’église catholique et une fraction non négligeable de la « droite républicaine ».

La Ligue des droits de l’Homme appelle à combattre fermement cette stratégie de la peur et cette exaltation de l’ordre moral. Cela exclut toute concession à l’esprit ambiant de xénophobie, et tout esprit de conciliation vis-à-vis des tentations d’exclusion et de restriction des droits.

C’est en rassemblant sur des valeurs d’égalité et de fraternité, de respect et de progrès social, que les forces républicaines peuvent relever le défi qui leur est lancé.

C’est en adoptant des politiques de solidarité, en refusant de s’enfermer dans des mesures d’austérité désespérantes et stériles, que la perte de confiance de l’opinion publique dans la politique gouvernementale peut être enrayée, que les bases d’un rassemblement populaire et démocratique peuvent être jetées.

C’est l’un des enjeux des élections municipales à venir. A cet égard, la participation au scrutin constitue un élément d’importance pour ne pas placer la République et la démocratie en état de faiblesse. Sans entrer dans le détail des programmes et listes soumis aux électrices et électeurs, la LDH rappelle que c’est en combinant la défense des libertés et du progrès social que « l’esprit de 36 » a su rassembler et faire échec aux vents mauvais.

C’est cet esprit que la LDH entend faire vivre dans les débats électoraux à venir en défendant des mesures concrètes pour l’égalité, la fraternité et la solidarité, en rassemblant contre le racisme et l’antisémitisme, contre l’homophobie et toutes les discriminations.

La LDH appelle les citoyennes et citoyens, les démocrates et les républicains, la société civile et la représentation politique à en débattre ensemble, avant, durant et après la phase électorale qui s’annonce. Face aux menaces et aux discours de haine, elle appelle à se rassembler et à réinventer la promesse d’une République fraternelle et sociale porteuse d’un avenir meilleur pour tous les citoyens.

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