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L'UFICT, le syndicalisme CGT spécifique aux cadres.

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Pour un management alternatif

11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 21:07

"Approchez Mesdames et Messieurs, approchez ! Voici le tout nouveau modèle de Barbie, Barbie ouvrière". C’était ce matin mardi 10 décembre devant les grands magasins parisiens qu’avait lieu une initiative de l’association Peuple Solidaires et de l’organisation China Labor Watch (CLW). Soutenue par la CGT et son association de défense des consommateurs (INDECOSA), elle visait à dénoncer à l’approche de Noël, les conditions de travail des ouvriers dans les usines chinoises pour le compte du célèbre fabricant américain Mattel.

Voir en ligne : Signez l’appel "Libérons Barbie ouvrière"

Libérons Barbie ouvrière ! Signez l'appel"Facilement manipulable et exploitable à souhait, elle est capable de travailler 13 heures par jour pour douze centimes d’euros par poupée à peine" clamait un bonimenteur devant une boîte rose contenant une poupée en bleu de travail à taille humaine. Une ouvrière "Mattée" payée un salaire de misère et fonctionnant sans protection sociale.Les militants de la CGT et l'Indecosa-CGTDans son code de conduite, l’américain Mattel se donne bonne conscience en exigeant de ses fournisseurs chinois le respect des droits des ouvrières et ouvriers qui fabriquent ses jouets. "Mais en même temps, la firme américaine leur impose des prix, des cadences, des délais insoutenables" dénoncent les initiateurs de cette manifestation médiatique qui voulaient sensibiliser le grand public et faire enfin bouger Mattel. D’autres évènements étaient organisés par les groupes locaux de l’ONG française sont prévus à Lyon, Rennes, Nancy, St Lô, Marseille, Marvejols et Saumur.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 18:14

Exclusif : les comptes des dix plus grandes villes passés au crible par l'Institut Montaigne.
Le projet d'Anne Hidalgo pour Paris prévoit 7,5 milliards d'euros d'investissements.

Municipales : l\'audit des grandes villes françaises

A un peu plus de cent jours des municipales, l'Institut Montaigne, en partenariat avec « Les Echos » et LCI, présente le bilan financier des dix plus grandes villes françaises.

 

Dépenses, impôts, dette : la gestion des élus est décryptée. Si la situation reste sous contrôle, les dépenses continuent d'augmenter, pour atteindre 13,5 milliards d'euros (sans compter les budgets des intercommunalités, qui bondissent), et la dette dépasse 7 milliards. Il faudrait douze ans à Marseille pour se désendetter si elle y consacrait la totalité de ses ressources contre un peu plus d'un an pour Strasbourg.

 

Les futures équipes municipales pourront difficilement augmenter à nouveau les impôts : pour continuer à investir, il faudra faire des économies ailleurs.

 

Hier, Anne Hidalgo, candidate PS à la Mairie de Paris, a présenté un programme axé sur le logement et les transports, prévoyant 7,5 milliards d'investissements.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 19:49
Quand la DGF baisse, tout baisse

À peine remises de la modification profonde de leurs ressources qu’avait entraînée la suppression de la TP, les collectivités vont à nouveau subir un changement de structure de leurs recettes, fruit du projet de loi de finances pour 2014.

Premier effet de ce PLF : la diminution de la dotation globale de fonctionnement. Les collectivités y perdront 1,5 milliard d’euros, et ce sera pareil en 2015. Évidemment, cette baisse ne sera pas sans conséquences sur le budget des collectivités : la DGF comptait pour près de 4 % de leur épargne brute en 2013 (6,7 % même pour les départements) et pour 2,8 % de leurs dépenses d’investissement. Cette baisse équivaut aussi à 1,7 point de fiscalité (TH, FB, FNB, CFE et TEOM)

Le gouvernement entend ainsi faire participer les collectivités à ce que certains appellent « le redressement », d’autres « l’austérité »

pour le bloc communal, à 9 points de produit de cartes grises pour les régions et à près de 3,9 points de taxe sur le foncier bâti pour les conseils généraux. La modification des structures de recettes qui en découle n’est donc pas négligeable, comme le montre le graphique ci dessus.

Le gouvernement entend ainsi faire participer les collectivités à ce que certains appellent « le redressement », d’autres « l’austérité », comme cela avait été prévu dans le Pacte de confiance et de responsabilité du mois de juillet. L’effort sera partagé, chaque niveau de collectivité payant à la mesure de ce qu’il pèse dans les dépenses locales : les régions supporteront un peu plus de 12 % de la baisse (184 millions d’euros), les départements 32 % (476 millions d’euros), le bloc communal 56 %, dont 70 % pour les communes (588 millions d’euros) et 30 % pour les intercos (252 millions).

Capture d’écran 2013-12-02 à 12.36.40

 

 

 http://www.lettreducadre.fr/7535/quand-la-dgf-baisse-tout-baisse/?utm_source=newsletter-ldc&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-03-12-2013

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 19:42

Dominique MÉDA à Paris le 24 juin 2013 ©Philippe Matasas - Flammarion

 

Sociologue à l’Université Paris Dauphine, Dominique Méda invite les citoyens, mais aussi les économistes, les élus… à changer de lunettes, pour relever les défis en cours, sans en laisser aucun sur le bord de la route : épuisement des ressources, pollution, chômage, crise économique, crise du sens… Dans « La Mystique de la croissance. Comment s’en libérer » (Flammarion), elle explique pourquoi la croissance et le PIB sont des concepts erronés, et propose une alternative heureuse…

 

Vous considérez-vous comme une lanceuse d’alerte ?

C’est une question très intéressante. Oui, je me sens en effet dans la peau d’une lanceuse d’alerte dans la mesure où j’attire l’attention sur les menaces majeures qui pèsent sur nous et sont susceptibles d’entraîner des catastrophes si nous n’engageons pas une bifurcation radicale. Mais contrairement aux véritables lanceurs d’alerte, je ne prends moi-même aucun risque en faisant cela : je ne risque pas par exemple de me faire licencier ou éliminer comme c’est le cas des lanceurs d’alerte traditionnels. Je cours juste le danger de me voir reprocher d’être trop « engagée » et de me faire traiter d’« utopiste », incapable de prendre en compte les contraintes réelles (c’est-à-dire économiques) dans lesquelles nos sociétés sont plongées. Mais je me suis mise volontairement dans cette situation de scientifique engagée (en m’éloignant de l’administration administrante ou contrôlante) précisément pour avoir cette liberté de parole, qui est au fond très rare et infiniment précieuse.

 

Résumez-nous votre programme anti-crise sociale, écologique, économique…

Ma proposition principale consiste à prendre vraiment au sérieux, d’une part, la menace écologique, et, d’autre part, le caractère conventionnel, archaïque, et inadapté aux défis auxquels nous sommes confrontés, des indicateurs qui guident nos actions et à l’aide desquels nous évaluons et comparons nos performances. Si nous sommes persuadés de cela, alors il nous faut à la fois changer d’indicateurs et modifier nos comportements, changer d’indicateurs pour transformer ces derniers.

Pour parvenir aux 300 milliards par an d’investissements nécessaires à la reconversion de nos économies au niveau européen, il faudra de profonds changements dans la gouvernance européenne

Et si ce qui compte le plus pour l’inscription de nos sociétés dans la durée, c’est notre patrimoine naturel (l’évolution de ses qualités) et notre cohésion sociale, alors c’est bien sur un ou deux grands indicateurs capables de mettre en évidence ces évolutions-là que nous devons désormais nous concentrer. J’appelle aussi cela « enserrer la croissance dans des contraintes éthiques » ou dans des normes sociales et environnementales : raisonner au-delà de la croissance. Cesser d’afficher comme objectif « la croissance », mais bien plutôt la satisfaction des besoins de tous en prenant soin de ce que les économistes appellent les « facteurs de production » mais qui ne peuvent se limiter à cette fonction : la Nature et des humains qui produisent.

 

Est-ce que le gouvernement a conscience de l’obsolescence de l’indicateur PIB ?

Le président Sarkozy avait surpris tout le monde, et en premier lieu des gens comme moi qui travaillaient sur le sujet depuis longtemps, lorsqu’il a décidé de confier à une commission le soin de proposer d’autres instruments de mesure des « performances économiques et du progrès social ». C’est d’ailleurs pour être certains que l’intention – louable – serait bien suivie d’effets que nous avons créé, au même moment, avec quelques collègues dont Jean Gadrey, Florence Jany-Catrice, Patrick Viveret, mais aussi Danielle Mitterrand, le Forum pour d’autres indicateurs de richesse (FAIR), en rappelant l’absolue nécessité d’impliquer les citoyens dans une démarche dont les enjeux étaient absolument majeurs puisqu’il s’agissait de redéfinir ce qui compte pour une société.

Les choses ne se sont pas passées ainsi puisque c’est une assemblée d’économistes qui a travaillé en chambre. Un certain nombre de propositions de la commission ont été prises en compte, mais on n’a absolument pas débouché sur le grand débat public et la vaste prise de conscience qu’un tel bouleversement exigeait. Et avec l’approfondissement de la crise, ce genre d’idées est apparu de plus en plus tabou, exactement comme cela s’était passé dans les années soixante-dix avec les deux chocs pétroliers. Souvenez-vous, en 1972, le secrétaire général de la CFDT pouvait s’exclamer : « la croissance comme but de l’économie marchande, l’idéologie de la consommation-obsession […] ne peuvent même plus être poursuivies sans conduire le monde à la catastrophe ». Et quelques années plus tard, la critique était devenue impossible.

 

CE QU’EN PENSENT LES TERRITORIAUX
« Les élus et les citoyens doivent faire évoluer les politiques publiques »
Si les indicateurs économiques classiques tel que le PIB ou le taux de chômage continuent à jouer un rôle déterminant dans la conduite de nos politiques publiques, ils ne sont plus les seuls, loin de là. Cela se traduit notamment par la mise en place en Pays de la Loire de 30 nouveaux indicateurs de richesses construits avec 5 000 Ligériens. Il faut encore que ces indicateurs s’imposent dans le débat public, mais c’est un début. Et pour qu’ils s’imposent, c’est à la condition qu’ils soient simples, que l’on arrive à diffuser la culture critique de l’indicateur, que les élus et les citoyens s’en emparent pour faire évoluer les politiques publiques…
Mais les changements dans notre façon de conduire nos politiques publiques sont bien plus profonds : stratégie régionale de transition énergétique, Agenda 21 et objectifs de développement durable, plans biodiversité, nos outils de pilotage ont clairement évolué depuis la vision planificatrice en vogue pendant les Trente glorieuses. La région a également lancé une démarche ambitieuse autour de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises et soutient activement le développement de l’économie sociale et solidaire, ce qui revient à soutenir un autre rapport à l’économie et au sens
Guillaume Julien
Directeur de la Prospective, des Schémas et de l’Agenda 21 (DPSA21), du conseil régional des Pays de la Loire.

 

 Existe-t-il un mouvement français ou européen qui prône, comme vous, qu’il faut « enserrer la croissance dans des contraintes éthiques » ?

Pour l’instant, les seuls partis à soutenir ce type d’idée sont les partis Verts. Et encore ne sont-ils pas tous prêts à soutenir un tel programme car, comme le faisait remarquer Edmond Maire, une telle critique « n’entraîne pas une adhésion populaire très large ». C’est une difficulté bien connue : s’il veut faire changer les choses, un parti doit accéder au pouvoir mais, pour obtenir des voix, il faut réussir à plaire aux électeurs ou au moins sembler pouvoir apporter des réponses à leurs principales questions. Celles-ci portent aujourd’hui sur le chômage et le pouvoir d’achat. Et on a réussi à opposer, dans l’esprit des gens, l’écologie et l’emploi. Il faut donc parvenir à démontrer que la résolution de la grave crise économique et sociale que nous traversons ne pourra pas être résolue par les moyens habituels (plus de croissance) mais qu’elle passe par la résolution de la crise écologique. Qu’il existe un moyen de sortir par le haut de la crise à laquelle nous sommes confrontés. Mais cela est très difficile car, comme dans tous les changements, les résultats ne peuvent pas se voir immédiatement. D’où l’importance, en engageant celui-ci, de le faire en ayant à l’esprit l’obsession de justice sociale. Nous ne pourrons pas engager ce changement sans une redistribution massive des accès, des revenus, des droits, des positions, car nous n’aurons plus la croissance pour lubrifier le fonctionnement social.

La consommation est désormais considérée comme le lieu de l’exercice de la liberté et de la manifestation de la singularité

 Admettons que la France et tous ses échelons adhèrent à de nouveaux indicateurs de richesse… Est-ce possible à l’heure de la mondialisation ?

Il est vrai que faire cela tout seuls aujourd’hui comporterait des risques énormes. Je suis parfaitement consciente des contraintes dans lesquelles nous nous trouvons, qui nous privent quasiment de toute marge de manœuvre et conduisent à ce sentiment de dépossession que ressentent nos concitoyens.

Beaucoup d’initiatives sont possibles au niveau national et local. Mais pour consentir les investissements nécessaires à la reconversion de nos économies (300 milliards par an au niveau européen) et faire de l’Europe un espace exemplaire en matière écologique et sociale, je crois que nous aurons besoin de profonds changements dans ce que l’on appelle la gouvernance européenne : je ne vois pas comment nous pourrions engager ceux-ci sans un changement des règles des traités et de la BCE, sans une Europe vraiment démocratique. Mais aussi sans exiger que soient respectées au niveau européen un ensemble de normes sociales et environnementales strictes que tous les produits devront respecter. Plus généralement, un accord international qui permettrait de fixer le calendrier de la réduction des émissions de GES et le partage de celle-ci entre les pays devient absolument urgent.

 

CE QU’EN PENSENT LES ÉLUS
« Nous avons besoin d’autres indicateurs »
Nous ne pouvons plus avoir pour seul éclairage, le chiffre du PIB. Le PIB agrège y compris des données de richesses qui proviennent de la destruction de biens communs, qui sont environnementaux, voire sociaux ! Une région qui veut avoir une stratégie de développement durable et équilibré, a besoin d’autres indicateurs, sinon on mesure avec un mauvais thermomètre. Depuis 10 ans, nous travaillons sur des indicateurs de synthèse et de détails. Par exemple, nous utilisons l’Indicateur humain de richesse, (reconnu au niveau international) qui est composé de trois variables : la santé, l’éducation, et la richesse. Plutôt que le PIB pour la partie « richesse », nous avons fait rentrer le revenu des ménages, parce que c’est cela qui est important pour les populations et cela nous donne un indicateur extrêmement précieux qui nous permet de comparer les régions (qui toutes l’utilisent), qu’on peut décliner à l’échelle des bassins d’emplois et à l’échelle communale… À la région, nous utilisons cet indice comme moyen de péréquation par rapport au déploiement de nos politiques… Comme toutes nos communes ont cet indicateur, nous pouvons bonifier certaines politiques, comme la culture, sur des communes qui ont un IDH faible, et inversement…
Myriam Cau
Vice-présidente de la région Nord Pas-de-Calais, en charge du Développement durable, de la Démocratie participative et de l’Évaluation

 

Et que fait-on de la sacro-sainte consommation ?

La passion pour la croissance (du PIB, donc des quantités de biens et services produits) et plus généralement de la maximisation, s’appuie sur l’envie du toujours plus, et notamment du toujours plus de revenus et toujours plus de consommation. Depuis la fin des années 1970, nous avons vécu une véritable réhabilitation de cette dernière, soutenue par les marques et la publicité : elle est désormais considérée comme le lieu de l’exercice de la liberté et de la manifestation de la singularité.

Il ne sert pas à grand-chose de démontrer, à force d’études, que l’accroissement des quantités consommées génère, à partir d’un certain niveau, des quantités de satisfaction décroissantes. La consommation est aujourd’hui érigée en devoir national et sert par ailleurs d’exutoire à des citoyens qui n’ont plus beaucoup d’occasions d’exercer leurs choix et leur initiative, notamment dans le travail. Il me semble que pour faire contrepoids à l’attraction qu’exerce la consommation, il faudrait réussir à réhabiliter d’autres espaces et d’autres activités : les activités démocratiques, citoyennes, politiques, d’une part, les activités d’auto-production, ou encore ce que Gorz appelait les activités autonomes, d’autre part, mais aussi les activités de travail permettant un véritable développement des facultés des individus ; les activités à empreinte écologique réduite : se promener, contempler, se rassembler, se parler…

Mais surtout, il me semble qu’il importe de bien faire la différence entre la consommation de ceux qui n’ont aujourd’hui pas les moyens de satisfaire leurs besoins essentiels et celle des autres. Produire et consommer sont des actes non pas privés mais qui entraînent des conséquences pour l’ensemble des conditions de vie sur la planète. Nous devons en tirer les conséquences.

 

 Quelques collectivités territoriales mettent en place des Indicateurs de Richesse, qu’elles commencent à utiliser comme outils de pilotage…

Ces initiatives sont très importantes et FAIR soutient leur développement. Plusieurs régions ou départements sont très avancés. Dans certains, ils sont mobilisés pour repenser le versement des aides régionales ; dans tous, pour intensifier la vie démocratique. Nous sommes aujourd’hui à un moment où il serait bienvenu que l’ensemble des collectivités puisse adopter à la fois un nouveau set d’indicateurs et des procédures démocratiques de suivi de leurs évolutions. C’est seulement ainsi, en impliquant les citoyens dans cette démarche, que nous pouvons espérer rendre désirables les changements de comportements.

 

http://www.lettreducadre.fr/7548/il-faut-se-liberer-de-la-croissance/?utm_source=newsletter-ldc&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter-03-12-2013

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 15:11
salaire
TRIBUNE

La propagande anti-impôt bat son plein : après les hors-d’œuvre des pigeons et des poussins en 2012, et des plumés en 2013, voici le temps de l’idéologie pure, sans fard, sans masque : ras-le-bol fiscal, nous matraque-t-on vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il ne manquait plus que l’épisode du «shutdown» américain pour faire éclore le nouveau concept de «fonctionnaires non essentiels» et alimenter ici le poujadisme, là-bas le tea-partysme. Face à cette offensive qui vise à détricoter par tous les bouts le manteau collectif qui protège la société, tous les intellectuels dignes de ce nom devraient joindre leurs forces pour expliquer que les travailleurs dans les services non marchands sont productifs.

Eux, qui fournissent éducation publique, santé publique, services municipaux, services dans les associations à but non lucratif, etc. produisent des choses utiles que l’on peut qualifier de valeurs d’usage. Mais ils produisent aussi de la valeur économique, qui est monétaire bien que non marchande, et qui n’est pas un prélèvement sur la production marchande. On peut le démontrer logiquement. La part du non marchand par rapport au marchand dans la production totale augmente tendanciellement grosso modo depuis la Seconde Guerre mondiale. L’idée même qu’une part déclinante puisse financer une part croissante est un non-sens.

Que faut-il en déduire ? Lesdits prélèvements obligatoires sont effectués sur un PIB déjà augmenté du fruit de l’activité non marchande, et non pas sur le seul produit marchand. L’erreur qui circule parmi les économistes depuis l’aube de l’économie politique confond la définition du travail productif destiné à grossir le capital privé et la définition du travail productif en soi, qui peut prendre des formes de validation collective différentes, selon que la validation est confiée au marché ou à la collectivité. C’est ce qu’avaient compris Smith et Marx quand ils concevaient le modèle pur du capitalisme, mais que ne comprennent ni les épigones du premier ni ceux du second.

Il en résulte : les travailleurs des services non marchands produisent par leur activité le revenu qui les rémunère. Les salaires de la fonction publique (Etat, collectivités territoriales, Sécu) ne sont pas prélevés sur les travailleurs de la sphère capitaliste. Et ce de la même façon que ces derniers produisent aussi les salaires qu’ils reçoivent, qu’il ne faut pas voir comme un prélèvement sur les consommateurs, bien que les dépenses d’achats de consommation retournent dans les entreprises.

Les impôts et cotisations sociales sont le prix collectif, socialisé, des services non marchands. Ils jouent le même rôle que les prix des marchandises achetées et payées individuellement. La différence est que, dans un cas, la validation de l’existence et du paiement collectif de services non marchands passe par une décision politique collective démocratique (pour des besoins sociaux à satisfaire), et que, dans l’autre cas, la validation sociale passe par le marché (pour des besoins solvables, bien que tous ne le soient pas).

On doit se débarrasser de la formule ambiguë et donc fausse : «les impôts financent les dépenses publiques». Elle entretient la confusion entre financement et paiement. Le financement de la production est, par définition, en amont de celle-ci ; le paiement est postérieur à celle-ci. La parallèle avec ce qu’il se passe dans le secteur marchand permet de le comprendre : les entreprises anticipant des débouchés investissent et embauchent en finançant cela grâce à leurs fonds propres ou à des emprunts, la vente validant ces anticipations par le biais du paiement par les acheteurs des marchandises. Les administrations publiques anticipant des besoins collectifs investissent et embauchent, et pour cela elles ont besoin d’avoir accès à un financement monétaire des investissements publics dont on verra les retombées s’étaler sur des années et des décennies, l’impôt venant en payer la correspondance chaque année. Si le gouvernement est élu démocratiquement, la décision de faire produire des services non marchands est concomitante de celle de prélever l’impôt. Mais cette concomitance ne doit pas obscurcir la différence conceptuelle et logique entre financement et paiement.

Ce qu’ont très bien compris les idéologues au service de la marchandisation de toute l’économie, c’est que les ressources humaines et matérielles que la société décide de consacrer à la sphère non marchande ne sont plus disponibles pour aller augmenter la sphère où s’accumule le capital. Ainsi, les travailleurs des services non marchands ne sont pas productifs de plus-value pour le capital mais ils le sont de valeurs d’usage ainsi que de valeur pour la collectivité. D’où les cris d’orfraie incessants des libéraux après les dépenses publiques, les impôts, les «charges sociales»… tandis qu’ils bloquent l’accès des collectivités publiques à la Banque centrale.

En termes simples, on n’a pas besoin de producteurs d’automobiles pour produire de l’éducation publique. Il suffit d’une décision consentie par la population et d’avoir la force de travail et les ressources matérielles disponibles. En termes académiques, dans une économie monétaire, l’épargne s’ajuste à l’investissement, via le revenu supplémentaire que l’investissement engendre. Croire que l’investissement public pénalise l’investissement privé, surtout en période de récession où celui-ci se raréfie, revient à croire que moins la consommation privée et la dépense publique seront fortes, plus les entreprises privées investiront pour augmenter leurs capacités de production ! Autant croire que la Terre est plate ou que les acheteurs viendront d’une autre planète.

Dernier ouvrage paru : «la Richesse, la Valeur et l’Inestimable. Fondements d’une critique socio-écologique de l’économie capitaliste», LLL, 2013.

Jean-Marie HARRIBEY économiste, université Bordeaux-IV
http://www.liberation.fr/economie/2013/10/28/les-fonctionnaires-createurs-de-richesse_942937#!
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 07:42

Une enquête d'Harris Interactive a passé le premier tour des élections cantonales au crible de la proximité syndicale. D'où il ressort que le Front National a du mal avec la plupart des syndicats sauf un, Force Ouvrière.

 
En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-syndiques-votent-moins-fn-sauf-chez-f-o_251086.html#IEGd8SvtCOk2e9KV.99 

 

Les personnes qui se sentent proches d'un syndicat votent très majoritairement à gauche, à 64% contre 50% pour la moyenne des Français. C'est ce qu'indique un sondage réalisé dimanche 20 mars en ligne par l'institut Harris Interactive, pour Liaisons Sociales, auprès d'un échantillon de 2057 inscrits sur les listes dans les cantons renouvelables.

 

Les sympathisants de la CGT et de Sud émettent un vote massif à gauche, avec respectivement 89% et 92% des suffrages. Si le PS et les divers gauche récoltent entre 44 et 46% de leurs votes, la particularité de cet électorat est le poids accordé au Front de gauche qui attire 36 à 37% de ces électeurs.

 

Comparativement, la CFDT est moins homogène avec un vote à gauche de 67% et tout de même 22% de sympathisants ayant choisi la droite. Mais les socialistes et divers gauche trustent l'essentiel de ce vote de gauche (51%), le Front de gauche étant très minoritaire (5%).

 

Encore plus partagée, Force Ouvrière se caractérise par une préférence pour les candidats de gauche de seulement 55%, la droite attirant 26% des suffrages.

 

Quant aux proches de la CFE-CGC, ils sont clairement à droite (à 62%). Enfin, les non syndiqués partagent leurs suffrages entre la droite (38%) et la gauche (37%).

 

Au final, les candidats socialistes ou divers gauche remportent les élections cantonales chez les proches des syndiqués avec 41% des suffrages - soit 9 points de mieux que leur score général (32%) - contre 32% pour la droite classique. Les candidats du Front de Gauche ont attiré 14% des suffrages des sympathisants syndicaux alors qu'ils n'ont obtenu que 9% de l'ensemble des votes.

 

Les candidats écologistes, de leur côté, n'attirent pas particulièrement les syndiqués et les syndicalistes. Crédités de 9% par l'étude, ils réalisent chez eux sensiblement le même score que dans la population générale (8,6%). Seuls les proches de la CFDT leur accordent une légère prime avec un vote de 11%.

 

Et le Front National dans tout ça? S'il a réalisé un score historique de 15,18% au premier tour des cantonales, il semble avoir plus de mal à percer dans le milieu syndical où il n'attire que 9% des suffrages. A l'inverse, les électeurs sans préférence syndicale affichée ont voté à 21% pour le FN. Ce qui permet à Harris Interactive de dire que "les Français proches d'un syndicat n'apparaissent pas aujourd'hui comme un terrain particulièrement fertile pour le Front National".

 

Cette défiance relative liée à la sensibilité syndicale peut toutefois être relativisée. Car s'il apparaît marginalisé chez Sud (3%), voire à la CGT (6%), le FN pousse jusqu'à 8% auprès des sympathisants CFDT. Et il rencontre un vrai écho à Force Ouvrière dont les proches lui accordent 15% de leurs votes.

Marine Le Pen a d'ailleurs affiché sa volonté de travailler le terrain syndical, à travers la création du Cercle National de Défense des Travailleurs Syndiqués, une association de défense des militants FN qui subiraient des discriminations au sein de leurs syndicats.

 

Cette décision fait suite à une décision récente de Force Ouvrière de retirer son mandat à une déléguée régionale FO, après avoir appris par le quotidien La Voix du Nord qu'elle était candidate FN aux élections cantonales.

 

En février, la CGT avait elle aussi suspendu un de ses élus, secrétaire du syndicat CGT des agents territoriaux de la mairie de Nilvange (Moselle), qui avait annoncé sa candidature aux cantonales sous l'étiquette FN.


En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-syndiques-votent-moins-fn-sauf-chez-f-o_251086.html#IEGd8SvtCOk2e9KV.99 

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 07:52

 

En tentant de faire de l’insécurité, de l’islam et des immigrés l’objet principal des peurs de nos concitoyens, en substituant l’exclusion au vivre ensemble qui fonde notre République citoyenne, en nourrissant la haine de l’autre et la division de la société, Marine Le Pen poursuit bel et bien une même logique, au fondement de toutes les extrêmes droites.


Le FN est un parti toujours aussi dangereux pour la cohésion sociale, le vivre ensemble et la démocratie.

Le FN mène une offensive d’ampleur par un discours prétendument social. Mais qu’il s’agisse de son programme économique, de sa défense de l’élitisme contre la démocratie d’une école pour tous, de sa vision de la justice qui réhabiliterait, sous réserve de référendum, la peine de mort… c’est bien un programme anti-social et liberticide que développe le FN. Au service de la banalisation de son parti, Marine Le Pen investit fortement le terrain du social, de la défense de la laïcité, des services publics, de la République. Mais ce positionnement constitue une façade qui ne remet pas en cause les principes directeurs du programme du FN, qui reste d’essence libérale en matière économique et sociale.

Quelques exemples :

En matière de retraite

Le FN ignore la revendication massivement portée à l’automne 2010 du maintien de l’âge légal de départ à 60 ans. Son programme entend en effet supprimer toute notion d’âge légal et n’ouvrir le droit à la retraite que sur le seul critère de 40 annuités cotisées. Il renvoie la question de la prise en compte de la pénibilité à des négociations par branche, ouvrant ainsi la voie à de fortes inégalités entre secteurs. Et il est important de rappeler que ce parti qui prétend défendre la classe ouvrière a été totalement absent du mouvement de l’automne 2010.

Sur la Fonction publique

Les récentes et soudaines déclarations d’amour adressées par Marine Le Pen aux fonctionnaires ne sont qu’un leurre. Le FN préconise en réalité la poursuite des politiques libérales déjà à l’œuvre. Il n’entend pas revenir sur les suppressions de postes massives opérées par Sarkozy, si ce n’est sur les missions régaliennes, mises au service d’une conception ultra sécuritaire et liberticide de l’intervention publique. M. Le Pen dénonce la « fuite en avant des collectivités territoriales » qui « devront enfin maîtriser leurs effectifs », position conforme au dogme sarkozyste et qui correspond à la conception traditionnelle du FN d’un Etat hyper centralisé.
Pour répondre à la crise de l’hôpital qui appelle une politique ambitieuse de création de postes, le FN préconise un « aménagement » des 35h pour les personnels soignants, occultant le fait que ces agents effectuent déjà des millions d’heures supplémentaires qui pour l’essentiel ne sont ni payées ni récupérées. _ Il promeut en matière salariale une politique populiste de partage de la misère, en prenant aux mieux payés pour donner plus aux moins payés, et il est donc bien loin de répondre à la revendication largement partagée d’une augmentation générale de la valeur du point d’indice.| |

Sur la politique familiale

Le FN veut favoriser le recours au congé parental prolongé, disposition visant en réalité à maintenir au foyer une fraction importante du salariat féminin et qui participe d’une vision pétainiste de la famille et de la société. Dans la même veine, le FN propose un référendum visant donner à la vie un caractère sacré dès la conception, c’est-à-dire remettre en cause le droit à l’avortement. Il prône le déremboursement de l’interruption volontaire de grossesse. Face à ce qu’il appelle la « destruction » de la famille, qu’il attribue à « la politique antifamiliale poursuivie : substituer à la politique de démographie française, une politique de peuplement par l’immigration. », il propose que les prestations de la CAF soient établies sur « des critères nationaux et familiaux » par opposition aux critères sociaux. Les allocations familiales étant réservées aux familles françaises. Les prestations sociales hors famille, pour les travailleurs étrangers légaux, se traduiraient pour eux par une augmentation de 35% des cotisations sociales.| |

En matière de Sécurité sociale

Le FN pourfend la gestion paritaire et prévoit une gestion de la Sécu directement par l’Etat. De même, il entend remettre en cause la gestion paritaire de la formation professionnelle.
Pour autant dans un contexte de crise économique et sociale, le FN marque des points et il est clair qu’il faut désormais sortir de la seule dénonciation de ce parti sur le terrain du principe et des valeurs. Ces quelques exemples démontrent l’intérêt qu’il y a à attaquer le FN sur le terrain de ses propositions, et de faire la démonstration qu’il ne répond à pas aux intérêts des salariés et visent à limiter leur pouvoir dans la société.| |

Europe

Farouche opposant à l’Union Européenne pour justifier sa vision ultra nationaliste, chauviniste et pétainiste. Le FN veut « une autre Europe », une Europe des « peuples de civilisation chrétienne » pour laquelle il milite avec le groupe parlementaire européen d’extrême droite.| |

L’anti-syndicalisme.

Le FN est l’héritier direct des groupes de choc de l’extrême droite qui s’en prenaient physiquement aux grévistes et aux militants ouvriers. Sa haine du syndicalisme est au diapason du syndicalisme corporatif défendu de tout temps par l’extrême droite et qui puise ses références dans la Charte du travail de Pétain.Les formations politiques dont est issu le FN ont toujours défendu, à l’inverse de la CGT, les guerres coloniales et le néo colonialisme.|

Au Parlement européen le FN défend des corrompus

Sollicités par des journalistes du Sunday Times, se faisant passer pour des lobbyistes, trois députés européens ont accepté, moyennant de fortes sommes d’argent, de déposer et défendre des amendements au Parlement européen, afin de diminuer la responsabilité des banques en matière de protection des consommateurs ! Un seul élu est intervenu pour trouver scandaleux, non pas la corruption, mais les méthodes utilisées par les journalistes britanniques : Bruno Gollnisch du Front National, sans être contesté par aucun de ses collègues du groupe d’extrême-droite…

 

PDF - 2.6 Mo
Argumentaire en direction des organisations de la CGT

http://www.cgt.fr/Pourquoi-le-FN-est-il-dangereux.html

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 21:43

3 septembre, Commission exécutive de la CGT - Reims métropole

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 21:42

3 septembre, Commission exécutive de la CGT - Reims métropole

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 13:17

Le Comité des finances locales (CFL), qui a dressé mardi une liste de 25 recommandations au Premier ministre, « prend acte » de la baisse des dotations, mais « tire un signal d’alarme » alors que les collectivités locales devront faire face à « une baisse de leurs moyens de 4,5 milliards en euros constants en 2014 », a déclaré hier André Laignel, président du CFL.

Les élus locaux ont souhaité que la baisse des dotations (1,5 milliard d’euros en 2014 et 1,5 milliard supplémentaire en 2015) soit « inscrite en dépenses dans le budget des collectivités locales, de façon à être réversible », mais aussi qu’elle soit lissée sur trois ans au lieu de deux, et que « soit mis en place un dispositif pour préserver la capacité d’investissement des collectivités », a annoncé André Laignel. En comptant les charges nouvelles (1,8 milliard d’euros), la baisse des dotations et les pertes dues à l’inflation, ce dernier estime à environ 4,5 milliards d’euros la baisse des moyens des collectivités en 2014.

salaire« Il s’agissait pour le CFL de faire les propositions les plus consensuelles possibles », a relaté le maire d’Issoudun, et d’ailleurs « le consensus a été très très large sur la répartition de la baisse des dotations » : c’est le scénario avancé par le groupe de travail, avec un effort réparti « au prorata des recettes totales » des différents niveaux de collectivités, qui a été choisi. Dans ce scénario, le bloc communal s’acquitterait de 840 millions d’euros en 2014 (soit 55,97% de la baisse), les départements de 476 millions (soit 31,74%), et les régions de 184 millions (12,29%).

A l’intérieur du bloc communal, les communes prendraient finalement en charge 70% de la diminution, et les intercommunalités 30%. La baisse porterait uniquement sur la dotation globale de fonctionnement (DGF), et donc pas sur les habituelles « variables d’ajustement ».

En contrepartie de ces baisses mécaniques et touchant uniformément toutes les collectivités, quelle que soit leur taille et leur richesse, les élus du CFL se sont mis d’accord pour renforcer la péréquation. Cela passe d’abord par le maintien de la croissance prévue pour le Fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC, +210 millions d’euros) et le Fonds de solidarité de la région Ile-de-France (FSRIF, +20 millions). Mais aussi par un affinage du mécanisme du FPIC : le revenu par habitant aura une place plus importante dans le calcul du prélèvement (25% de l’indice de calcul au lieu de 20%). En outre, d’ici 2015, les communes et EPCI dont l’effort fiscal est inférieur à 1 ne pourront plus en être bénéficiaires. Autre ajustement, le plafond pour le prélèvement du FPIC et du FSRIF serait relevé, dans certains cas, à 13% des ressources des collectivités contributrices.

Au sein de la dotation globale de fonctionnement (DGF), il est souhaité que les dotations de péréquation augmentent également en 2014 : +60 millions d’euros pour la dotation de solidarité urbaine (DSU), +39 millions pour la dotation de solidarité rurale (DSR), et +10 millions pour la dotation nationale de péréquation (DNP).

Parmi les autres recommandations figurent une série de propositions sur l’autonomie fiscale des régions, l’accès au crédit des collectivités ou la diminution des normes qui nourriront le débat lors de la prochaine conférence des finances publiques locales, qui sera réunie mi-juillet à Matignon.


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