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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 11:34
Débat sur les finances communautaires et municipales

L'hebdo du vendredi a publié un article relatif au débat sur les finances communautaires et municipales...

A Reims, les chiffres sont (toujours) têtus

Cette semaine, la Ville de Reims et l'agglomération examinaient les comptes de l'année 2014. Un constat s'impose : les finances des deux collectivités se sont dégradées par rapport à 2013. La faute à qui ? à quoi ? Eléments de réponse.

Ville de Reims et Reims Métropole ont examiné cette semaine les comptes de l'année 2014.

On peut faire dire tout et n'importe quoi aux chiffres. Ce n'est pas Jean-Marc Rose, grand argentier de la Ville de Reims et de Reims Métropole, qui dira le contraire. Ceux qui ont un peu de mémoire se souviennent certainement de cette formule qu'il utilisait régulièrement lorsqu'il siégeait dans l'opposition : « les chiffres sont têtus ».

Ils le sont toujours, tout dépend comment ils sont interprétés et par qui. Mais un constat d'abord : les finances des deux collectivités se sont dégradées en 2014.

C'est un fait.

La dette de la Ville de Reims a progressé de 3 millions d'€. L'épargne brute de l'agglomération a diminué de 12 millions d'€.

Pourtant, les deux collectivités se sont avant tout félicitées des économies réalisées (communication, frais de réception, etc.) et surtout du montant des investissements, respectivement 90 et 57 millions d'€. « Malgré la baisse des dotations de l'Etat et le maintient de la fiscalité, les investissements ont progressé avec un taux de réalisation de 78%, le plus haut depuis 2008 « , a précisé Arnaud Robinet. Même constat pour Catherine Vautrin : « 73%, alors que nos prédécesseurs n'avaient jamais dépassés les 62% ».

Et si les deux élus se réjouissent, c'est que ces investissements bénéficient directement à l'activité économique locale.

Concernant la diminution des dotations de l'Etat, il est bon de rappeler que son impact a été minime en 2014, de l'ordre de 3,4 millions d'€ pour la Ville et de 1,4 million pour l'agglomération. Du côté de l'opposition, on se félicite tout autant de ces investissements. « Ils ne sont pas les fruits de vos choix », a d'ailleurs immédiatement rappelé le communiste Cédric Lattuada. Ce n'est pas faux, en particulier pour ceux concernant Reims : Sciences Po, Cellier, Fort de la Pompelle, ANRU, etc. Le doublement du budget consacré à la voirie (10 millions d'€) et la démolition du Nautilud (2 millions d'€) ont en revanche été décidés par Arnaud Robinet pour qui, « 2014 est une année de transition, contrainte par les décisions prises par l'équipe précédente en 2013 ».

A Reims Métropole, Catherine Vautrin a émis un jugement bien plus dur à l'égard de ses prédécesseurs, même si beaucoup d'entre eux l'accompagnent encore aujourd'hui au sein de l'assemblée communautaire. Elle a notamment fustigé les acquisitions foncières, « non stratégiques et coûteuses, et qui ont un coût de gardiennage et de taxe foncière, le tout sans projet et sans valorisation évidente ». Il s'agit d'achat de friches industrielles réalisées dans le Port Colbert (ancienne verrerie, magasins généraux, site Arcellor, etc.) pour la coquette somme de 18 millions d'€, à laquelle il faut ajouter l'entretien et la fiscalité pour 1 million d'€. Pour Eric Quénard, ces décisions ne sont pas des erreurs, « car la collectivité se doit de posséder du foncier pour se développer. Il y avait un projet dans le cadre de Reims 2020.

Et regardez la zone d'activité de Bezannes aujourd'hui. Je vous donne rendez-vous dans quelques années et nous verrons que la collectivité ne perdra pas d'argent dans cette affaire. » Ne partageant définitivement pas cet avis, la présidente de Reims Métrople de rappeler, « que Bezannes a bénéficié d'un outil incroyable avec l'arrivée du TGV ».

Peu importe finalement ces bisbilles. Aujourd'hui, la situation financière des deux collectivités demeure sous contrôle. En revanche, dans les années à venir, la donne va changer avec l'accélération de la baisse des dotations de l'Etat avec, selon le maire de Reims, un manque à gagner de l'ordre de 70 millions d'€ d'ici à la fin du mandat. « 40 millions d'€, selon le socialiste Frédéric Bardoux, car elle sera compensée en partie par la dotation de solidarité urbaine. » Reims Métropole va perdre de son côté près de 10 millions d'€ par an dès 2017.

Il sera alors vraiment temps pour les élus de tous bords de se serrer la ceinture et pourquoi pas les coudes.

Julien Debant

http://www.lhebdoduvendredi.com/article/22005/a_reims_les_chiffres_sont_toujours_tetus

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